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Sur les traces d'un petit soldat dans deux guerres mondiales (Victor Joseph Jacquet 1895 - 1985)

29 octobre 1917 (?) Victor Jacquet et les souvenirs de la bataille de Malmaison (?)

Publié le 5 Novembre 2014 in malmaison, chasseur alpin, jura, bois de veau, zouave, prisonnier, planqués, 1917

Pour remplir sa mission le 6, 130 chasseurs devaient traverser un « ? » fortement organisé, montant légèrement puis descendant en pente, jusqu’à la lisière du bois de Veau : son objectif. Le terrain était « truffé de défense d’entrée » de profondes carrières, des souterrains, d’où pouvaient surgir toutes les surprises. Certains de ces souterrains pouvaient avoir plusieurs kilomètres de profondeur, ils formaient des labyrinthes.
Le capitaine « ? » a capturé 200 prisonniers dont 4 officiers.
Le lieutenant Brassens tenait la liaison avec les 4 zouaves.
Les vagues d’assaut faisaient mouvement, tout s’ébranlait, il fallait aller de l’avant, progresser. D’autres troupes de soutien arrivaient. Nous dépassions le bataillon avec une heure de repos pour manger, comme notre ravitaillement nous avait été soustrait, nous étions obligés de manger pour partir de nos « ? » de réserve, mais nous n’avions rien à boire.
L’heure écoulée, nous recevions l’ordre d’attaquer « ? » sur notre droite, où se trouvait un nid de résidences. Nous sautions de trous en trous, dans du barbelé haché. J’entendis mon nom, et une toile de tente qui s’agitait. Je regardai, m’approcha, et reconnu nos trois cuisiniers qui s’étaient planqués là pour ne pas aller à l’attaque.

vj 1172 & Retranscription Décembre 2012 JARRY Justine 1er L/ES

L’un d’eux me demanda si j’avais soif et me tendis une sorte de boîte. C’était de l’alcool. Je bus cet alcool qui sentait le chloroforme. Je les remerciai et rejoignis ma « ? », en question, ce fut notre refuge pour la nuit. Il y avait une tranchée et des abris. A minuit, le ravitaillement arrivé, apporté par des chasseurs cuisiniers dont un caporal que je ne connaissais pas. Je demandais à ce caporal ce qu’était devenu le Caporal M. et ses cuisiniers. Il me dit que le caporal les a débusqués, ils sont en ligne. Il me remit un courrier, et ils partirent. Je commençais à comprendre. Au moment de donner les lettres, une rafale d’obus nous tomba dessus. Mon camarade Reymondet, pharmacien, était étendu sur le sol, il gémissait, le sang coulait de ses jambes, les cuisses toutes déchiquetées. Je lui fis un pansement, à ce moment, nous recevions l’ordre de pousser de l’avant. Je dis au blessé Reymondet de rester tranquille dans cette tranchée, et que j’allais appeler des brancardiers. Il me répondit, en pleurant « Non, ne me laisse pas seul, ne m’abandonne pas ! ». Afin de le rassurer, je lui expliquais que j’allai le transporter jusqu’à la lisière du bois, et que près de la route, une voiture de brancardiers viendrait le chercher.
Mon point de repère était établi, un tank anglais démoli se trouvait à cents mètres en avant, à notre droite.
Je pris mon blessé sur le dos, et le porta jusqu’à la lisière du bois. Là, il y avait deux blessés qui attendaient l’ambulance. Je leur confiai mon camarade Reymondet et repris la direction des tanks.
Reymondet était de Saint-Claude, Jura.

VJ 1172 bis & Retranscription Décembre 2012 JARRY Justine 1er L/ES

Toute la zone de feu était calme, je retournais chercher mon paquetage d'assaut et mes munitions et je recherchais ma compagnie. Je la retrouvais en position sur le versant d'une colline, en ligne de soutien de réserve. Le lendemain à midi trente, nous recevions l'ordre de nous tenir prêt pour attaquer l'éperon Martin le lendemain dans la journée.
Chacun pris position dans des trous d'obus pour former une ligne de soutien, pour la nuit, à moi on m'avait confié un jeune à moitié fou. Son nom : Tomas né a Valence. La nuit se passa sans trop de difficultés. Le matin à la pointe du jour, je remarquais un chiffon blanc qui remuait et allait de droite à gauche, c'était pour attirer mon attention, c'était des Boches qui se rendaient, je les appelais en Allemand, ils sortirent les uns derrière les autres, les mains en l'air, je les fit partir en direction du P.C, ils pouvaient être 50 à 60, ils étaient ?? je dis au soldat Thomas de les conduire au poste de commandement mais ce Thomas avait disparu, et je ne l'ai jamais revu. La nuit s'était passée dans le calme, mais sur le coup de 10H, des obus du 210 nous tombaient dessus. Nous étions repartis. Je me sauvais dans un boyau, une sorte de trou y était creusé. Un S of sénégalaise y était aplati, il se serra et je put me placer près de lui. Les obus se rapprochaient, une attaque ou une

VJ 1173 & Retranscription Novembre 2012 LADOIRE Cassandre 1er L/ES

1173 la sape

1173 la sape

contre-attaque se déclenchait à quelques kilomètres de nous c'est ce que le sous officier me disait, en même temps il me dit : « écoute en voilà deux qui nous arrivent» en même temps notre trou s'écroulait, il n'est pas tombé loin, ce fut les derniers, une demi heure après, j'allai voir où ces 210 étaient tombés, juste dans le trou où nos trois cuisiniers s'étaient à nouveau camouflés, leurs corps étaient déchiquetés, éparpillés en bouillis, ils furent enterrés sur place. Un aspirant du nom de Toulon me dit : « vous avez connu le sous lieutenant Rousset il a été tué au fort de la Malmaison ainsi que le Sous Lieutenant Simonin» je lui dit : « oui, je les connaissaient, Simonin était mon cousin par ma mère, quant à Rousset, il était un bon camarade de la classe 1915, c'était un ami de cœur dévoué.»
Du ravitaillement et des munitions, nous étaient arrivés, mais pas de boissons, et pourtant nous avions soif, La fièvre du combat. Il me restait encore un peu de café dans mon bidon mais je le conservais précieusement en cas de blessure.
Le reste de la compagnie était groupé dans un réduit de tranché. En attendant l'ordre de partir à l'attaque de l'éperon Martin de la troupe, nous devançais sur le droite, quand nous recevions l'ordre de partir en avant. Baïonnette aux canons, un tir de barrage m'obligea à obliquer sur la gauche vers un repli de terrain une sape y était creusée, j'entendais...

vj 1173 &

1174

1174

Page 1 : (1174)
Des cris, des pleures dans cette sape, je descendis des
escaliers, en bas, j allumais ma lampe électrique sur
un brancard un blessé était étendu, il descendait
Nater, par pitié a Bavie, je pris mon bidon, et lui
coulais dans la bouche le peu a café qui me restait
étant la force de servir la main et de me dire merci
Douqueheume. Je le laissai boire a sa soif pouvait avoir de
23 a 25 ans
Je sortais de cette sape. La nuit commencais a tomber
jallais dans les trous, dans les barbelés, jobliquais
trop a droite, jetais perdus. Heureusement la nuit
était assez calme, je me guidais par les fusées éclairante
j'avancais dans cette nuit sans savoir ou jallais, ou jetais
tout a coup je sentais la terre qui cedait sous moi je roulais
jusqu’en bas sans pouvoir m agripper a quelque chose
je venais de dégringoler du gaut de la poirote L’Epeson Martin
Je me tâtais les membres je n’avais pas de mal
Un poste avancé était en position à cette endroit je me
demandais s’il faisait partit des chasseurs alpins
non, nous sommes de la marine, le capitaine alerti
arrivais pour me questionner sur mon atterrissage au milieu
de sa compagnie : il me dit ton bataillon est arrivé de
3 à 4 kilomètres sur la gauche mais méfie toi la
1ère ligne est décousue, une liaison jusqu'au dernier

Page 2 :
Poste de l’infanterie de Marine, c’était sa consigne je lemenais
et j'allais à l’aventure, je me guidais par les fusées éclairantes
une ferme démoli avec des arbres déchiquetés se trouvait
à 200 mètres sur ma droite j’espérais qu’à cet endroit je
trouverais un peu d’eau pour étancher ma soif, mais il
n’y avais rien. Tout était démoli, sur cuveau retourné se
trouvais prés dune heure a la sortie de la route. Je me faisais
choir dessus pour me reposer, le fond du cuveau était pourri
il céda je tombais glissais dedans avec tout mon armement
les deux jambes en l’air, je me débattais pour sortir de se piège
javais fait du bruit aussitôt se déclenchais un tir de barrage
par l’artillerie avec les fusées rouges je me réfugiais dans un
trou une tranchée démolie dans le fond il était produit du
bruit en regardant dans le noir je vois deux yeux lumineux
qui me fixais je pensais aux boches je criais Verida qui vive
pas de réponse je lançais une grenade offensive c’était un chat
qui me répondait par sont. Miasu je quittais ce lieu j atterrissais
dans le terrain bouleversé. Il me semblais entendre parler le français
je me mis a siffler le refrain des chasseurs : la montera la note finiant
la réponse ne fut pas longue a venir j entendis et reconnu la
voix de Bernard un camarade de classe de 1914. Je leur criai
ne tirai pas.C’est Jacquet la 65.. avance et dépêche toi avachi
je me laissais glisser dans leur entoussiais d’obus. Bernard me dit
()

vj 1174 & retranscription faite par Anaïs Marie 1ère S3

Sur les traces du soldat Victor Jacquet dans la 1er guerre mondiale

Commenter cet article
C
"baionnette" : Une baïonnette est une arme blanche conçue pour s'adapter au canon d'un fusil ou d'une arme similaire et destinée au combat rapproché
Répondre
O
"Fort de la Malmaison" : La mission du fort de la Malmaison est d’arrêter l’ennemi venant de l’Est par le « Chemin des Dames » et de protéger la route Paris-Maubeuge entre Soissons et Laon.
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B
Hostilités : Les hostilités sont des Opérations menées pendant une guerre (L'internaute)
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C
mais vous pourriez développer un peu
C
ok +
D
Aspirant : c'est un grade militaire. Ce grade désigne celui qui "aspire" à devenir officier, c'est-à-dire qu'il attend cette promotion. (Wikipédia)
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C
ok bien + mais évitez wiki
C
paquetage : ensemble des effets d'habillement, d'équipement et de campement distribués aux militaires ; barda.
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C
idem